Les résidus organiques du secteur des industries, des commerces et des institutions

Les quantités de résidus organiques générées par type d’activités et par type de matières sont plus complexes à évaluer dans le secteur des industries, commerces et institutions (ICI) que dans le secteur résidentiel.

Parcourez cette page pour découvrir certaines informations, données et statistiques pertinentes sur les différents résidus organiques produits par les entreprises.

Quantité totale de matières organiques générées

Les données recueillies permettent d’estimer que le secteur des industries, commerces et institutions ‒ industries papetières comprises ‒ a généré un peu plus de 2 millions de tonnes de matières organiques en 2015. Environ 19 %, soit 396 000 tonnes des résidus organiques de ce secteur ont été recyclés cette année-là, si on exclut ceux de l’industrie agroalimentaire qui sont en majorité recyclés.

Pour en apprendre davantage sur ces résultats, consultez notre document Bilan 2015 de la gestion des matières résiduelles au Québec (PDF, 707 Ko).

Secteurs d’activités les plus concernés

Dans la catégorie des industries, commerces et institutions, les quantités ainsi que les caractéristiques des résidus produits varient grandement d’un secteur d’activités à l’autre.

Par ordre d’importance, les principaux secteurs qui produisent des quantités considérables de matières organiques sont :

  • Les papetières
  • Les industries de fabrication d’aliments et de boissons
  • Les commerces alimentaires de gros (grossistes de fruits et légumes) et de détails (épiceries)
  • Les institutions hôtelières et restaurants (incluant traiteurs et cafétérias)
  • Les établissements de santé

Portrait de l’industrie agroalimentaire

L’un des plus grands générateurs de matières organiques au Québec est le secteur de la transformation agroalimentaire. Cette industrie est le deuxième secteur manufacturier au Québec avec 5,1 milliards de dollars de produit intérieur brut. Cela représente 34 % du PIB total de l’industrie bioalimentaire québécoise.

En 2013, une étude réalisée pour le compte du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) évaluait que 96 % des résidus solides et liquides gérés par l’industrie de la transformation agroalimentaire sont détournés de l’élimination. La majorité de ces résidus sont utilisés pour l’alimentation animale et de l’équarrissage.

Vous voulez en savoir plus sur cette étude portant sur les résidus générés par l’industrie agroalimentaire? Consultez le document Portrait du gisement de résidus organiques de l’industrie agroalimentaire au Québec et estimation des aliments consommables gérés comme des résidus par les ICI de la filière de l’alimentation (PDF, 3.2 Mo).

Portrait du secteur commercial

Une étude de caractérisation des matières résiduelles du sous-secteur commercial au Québec réalisée en 2009 par RECYC-QUÉBEC a permis d’identifier des quantités de déchets par composition selon différents types de commerces. Les résultats de cette étude indiquent que :

  • Les résidus organiques alimentaires constituent plus de 65 % en poids des déchets éliminés par les restaurants et les épiceries
  • Certains types de commerces éliminent entre 30 % et 45 % de leurs résidus organiques (en poids)
    • Dépanneurs
    • Hôtels et motels
    • Stations-service
    • Grossistes
  • Classement des types de commerces selon leur quantité de déchets éliminés :
    • Épiceries : 3,6 tonnes par employé par année
    • Quincailleries : 2,5 tonnes par employé par année
    • Restaurants, bars et services : entre 1,7 et 1,8 tonne par employé par année

Pour tous les détails, téléchargez notre étude réalisée en 2009 : Caractérisation des matières résiduelles du sous-secteur commercial au Québec 2008-2009 (PDF, 1.3 Mo).

Portrait du secteur institutionnel

En 2009, RECYC-QUÉBEC a réalisé une étude qui présente les principaux groupes institutionnels au Québec et les matières résiduelles qu’ils génèrent. Voici les 2 grands faits qui en ressortent :

  • Les matières organiques constitueraient près de 28 % de l’ensemble des matières résiduelles générées par les institutions québécoises
    • Environ 73 554 tonnes annuellement
  • Le réseau de la santé à lui seul produirait près de 48 % des matières organiques générées par les institutions
    • Environ 35 121 tonnes par an

Trouvez encore plus de données à ce sujet dans notre étude Le portrait de la gestion des matières résiduelles dans le sous-secteur institutionnel au Québec (PDF, 2.7 Mo).

Types de matières organiques selon le traitement

Certaines matières organiques sont plus adaptées à différents types de traitement. Voici un aperçu de leur catégorisation.

Matières traitées par compostage à aire ouverte

Il s’agit de matières peu odorantes qui contiennent une faible quantité de corps étrangers. Leur volume peut varier selon les saisons.

Voici quelques exemples de matières traitées sur des sites de compostage à aire ouverte, de faible à grande envergure :

  • Résidus alimentaires en vrac
  • Résidus verts résidentiels en vrac
    • Feuilles mortes
    • Résidus de jardin
    • Herbes
  • Branches et résidus de bois divers
  • Biosolides peu odorants
    • Biosolides papetiers ou résidus de désencrage dont le ratio C/N est supérieur ou égal à 70
  • Résidus de préparation de fruits et légumes
  • Résidus marins qui proviennent de l’industrie de la pêche
  • Résidus de préparation d’aliments

Matières traitées par compostage en milieu fermé

Ce type de compostage est bien adapté aux matières peu ou fortement odorantes dont le flux est constant.

Voyez ici certaines matières traitées par compostage en milieu fermé sur des sites de moyenne à grande envergure :

  • Résidus alimentaires incluant ceux collectés en sacs de plastique
  • Résidus organiques fortement odorants
  • Biosolides fortement odorants
  • Résidus de transformation de viandes et poissons
  • Résidus de pré et de post-consommation d’aliments
  • Toutes les matières mentionnées pour le compostage à aire ouverte

Matières traitées par biométhanisation

La biométhanisation concerne davantage les matières putrescibles fortement odorantes, qu’elles soient très humides ou liquides. Ce traitement est idéal pour valoriser un volume restreint de matières à fort potentiel méthanogène. Pour plus d’information sur ce potentiel, consultez notre page Biométhanisation sur place.

Voici des exemples de matières traitées par biométhanisation sur des sites de moyenne à grande envergure :

  • Résidus alimentaires résidentiels
  • Résidus d’industries agroalimentaires
  • Résidus de commerces de distribution d’aliments
  • Résidus de cuisines commerciales
  • Résidus de boulangeries
  • Résidus de produits laitiers
  • Résidus de préparation de fruits et légumes
  • Viscères et autres résidus riches en gras
  • Écumes et biosolides d’abattoirs
  • Huiles et graisses de friture et de cuisson
  • Résidus de fabrication de boissons