Lexique

Vous rencontrez des mots ou des expressions pointues au cours de votre lecture? Voici notre lexique : il vous donne les définitions des termes plus complexes ou plus spécifiques à notre domaine. Découvrez-le et trouvez un mot ou une expression.

3

  • 3RV

    Réduction à la source, réemploi, recyclage, valorisation

  • 3RV-E

    Réduction à la source, réemploi, recyclage, valorisation, élimination

A

  • ACV

    Analyse de cycle de vie

  • Aérobie

    Se dit de micro-organismes qui ne peuvent se développer qu'en présence d'oxygène.

  • Affinage du compost

    Activités en aval du processus de compostage afin d’obtenir un compost exempt d’objets indésirables (plastiques, verre, métaux). Il peut s’agir d’activités de tamisage, d’humidification/séchage, de préparation de mélanges (terreaux) ou d’analyse de la qualité, en vue de l’utilisation du compost et de sa mise en marché. 

  • Agent pathogène

    Microorganisme infectieux (ex. : coliformes fécaux, salmonelles) d’origine fécale (humaine ou animale) et ayant la capacité de provoquer la maladie chez d’autres organismes.

  • Agent structurant

    Généralement, des résidus ligneux à base de carbone (copeaux de bois, feuilles mortes, etc.) qui sont mélangés aux matières organiques en vue de créer un mélange favorable au compostage. Les agents structurants permettent d’ajuster la teneur en humidité ou le ratio carbone/azote (C/N). Ils augmentent la porosité et favorisent l’aération du mélange.

    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition d’agents structurants qui y est présentée.

  • Amendement calcique ou magnésien (ACM)

    Produit chaulant d’origine industrielle ou municipale, qui contient principalement du calcium ou du magnésium, généralement sous forme d’oxydes, d’hydroxydes ou de carbonates, et qui est destiné à maintenir ou à améliorer la qualité des sols comme milieu de croissance des plantes en en rehaussant le pH (BNQ 0419-090). Les ACM regroupent notamment les cendres, les poussières de cimenteries, les boues de chaux de papetières, les coquilles d’œufs et divers autres résidus chaulants.

  • Amendement organique

    Produit d’origine végétale ou animale et végétale, apporté principalement pour améliorer les propriétés physiques et l’activité biologique des sols (BNQ 0413-200/2005). Certains amendements organiques (ex. : composts, digestats, biosolides) sont issus du traitement des résidus organiques.

  • Anaérobie

    Se dit de micro-organismes qui se développent normalement dans un milieu dépourvu d'air ou d'oxygène.

  • Andain retourné

    Terme désignant un amas allongé de matières à composter. Cet amas est généralement retourné afin d’aérer et de mélanger les matières, facilitant ainsi leur décomposition. Il peut aussi ne pas être retourné et profiter d’une aération passive. 

    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition d’andain qui y est présentée.

B

  • Bilan humique

    Approche qui évalue les pertes de matière organique causées par la minéralisation et qui fait une projection de la contribution à l’humus des apports de résidus de culture et d’amendements organiques (Guide de référence en fertilisation, 2e édition, CRAAQ, 2010). Le bilan humique permet de prévoir l’évolution de la matière organique d’un sol en comparant l’humus détruit à l’humus restitué à la suite de différentes interventions agricoles.

  • Biochar

    Produit carboné microporeux résultant du traitement thermique de la biomasse (matières organiques) en l’absence d’oxygène (pyrolyse). Il peut être utilisé comme amendement du sol. Le terme biochar provient de la contraction de bio-charcoal.

  • Biodégradable

    Se dit d'une substance ou d'un produit susceptible d'être intégralement décomposé par des organismes vivants.

  • Biodégradation

    Dégradation causée par une activité biologique, en particulier par une action enzymatique entraînant une modification significative de la structure chimique d’un matériau (BNQ 9011-911/2007 : Programme de certification – sacs en plastique compostables).

  • Biodisponibilité

    Capacité d’un élément à être absorbé et assimilé par des organismes vivants (ex. : absorption de nutriments par les racines, dans le cas des végétaux). La biodisponibilité varie selon l’organisme vivant, mais également selon la nature et les propriétés du sol.

  • Biofiltre

    Installation permettant de réduire les odeurs par le passage du gaz à traiter au travers d’un matériau granulaire (ex. : écorces, racines) sur lequel sont fixés des microorganismes épurateurs. 

  • Biogaz

    Gaz combustible résultant du processus de dégradation biologique (fermentation) des matières organiques en l’absence d’oxygène. Sa forte proportion de méthane peut varier selon les matières et les conditions. Il est libéré naturellement, mais peut être produit dans des conditions contrôlées dans des digesteurs. Une fois capté, il peut être valorisé, car il constitue une source d’énergie pouvant se substituer à l’énergie fossile. Le biogaz peut être purifié pour faire du biométhane, qui a des propriétés similaires au gaz naturel.

  • Biomasse

    Ensemble de la matière organique d’origine végétale ou animale (Actu-Environnement).
    Note : Bien que biomasse soit un terme souvent utilisé dans le secteur forestier (biomasse forestière), la présente définition inclut tous les types de matières organiques.

  • Biométhane

    Gaz (CH4) obtenu par l’épuration du biogaz produit notamment à partir de matières résiduelles organiques. Le biométhane peut être utilisé à des fins diverses, dont l’injection dans un réseau gazier ou le remplacement de carburant.

  • Biométhanisation

    Procédé de recyclage biologique des matières organiques putrescibles par des microorganismes en absence d’oxygène. Appelé également « digestion anaérobie, fermentation méthanique ou méthanisation », ce processus de traitement produit un résidu appelé « digestat » ainsi que du biogaz.

  • Bioséchage

    Procédé industriel de traitement des matières organiques, avec oxygène, utilisant la ventilation et la chaleur dégagée par les bactéries pour accélérer l’évaporation de l’eau et permettre la production d’un matériau sec en vue de l’épandage ou du traitement thermique. 

  • Biosolide

    Matériel solide, semi-solide ou liquide qui résulte du traitement des boues des eaux usées municipales ou industrielles et qui contient des matières organiques ou des éléments nutritifs nécessaires aux cultures. À la différence des boues, les biosolides ont subi un traitement pour diminuer ou éliminer les organismes pathogènes. Ils sont utilisés comme amendements organiques des sols ou comme sources d’éléments fertilisants (engrais). Aux fins d’application du Guide sur le recyclage des MRF ou de la norme CAN/BNQ 0413-400/2009 sur les biosolides municipaux alcalins ou séchés, voir les définitions de biosolides qui y sont présentées. 

  • Biosolide agroalimentaire

    Biosolide provenant des usines de transformation agroalimentaire, dont les usines de transformation du lait, des fruits et des légumes ainsi que les abattoirs.
    Voir également « Biosolide industriel ».

  • Biosolide de fosse septique

    Biosolide liquide provenant de la vidange de fosse septique. Il peut subir un traitement de déshydratation. 
    Voir également « Biosolide ».

  • Biosolide d’abattoir

    Biosolide agroalimentaire provenant des abattoirs (établissements consacrés à l’abattage d’animaux destinés à la boucherie et à la consommation).
    Voir également « Biosolide industriel ».

  • Biosolide industriel

    Biosolide provenant du secteur industriel. Ce peut être notamment un biosolide papetier ou agroalimentaire.
    Voir également « Biosolide ».

  • Biosolide mixte

    Biosolide provenant du traitement des boues primaires et secondaires (combinées) d’origine industrielle.
    Voir également « Biosolide ».

  • Biosolide municipal

    Biosolide provenant du traitement des boues municipales (CAN/BNQ 0413-400/2009).
    Voir également « Biosolide ».

  • Biosolide primaire

    Biosolide provenant du traitement des boues primaires, c’est-à-dire des boues issues d’une première décantation des matières en suspension qui se déposent au fond d’un bassin. Ces boues sont ensuite récupérées par raclage, puis envoyées dans des épaississeurs.
    Voir également « Biosolide ».

  • Biosolide secondaire

    Biosolide provenant du traitement des boues secondaires issues du traitement biologique des eaux usées, c'est-à-dire que des bactéries présentes dans les eaux usées sont utilisées pour dégrader les matières dans des milieux aérobies (où il y a présence d’oxygène) tels des bassins d’aération.
    Voir également « Biosolide ».

  • Boue

    Bien que ce terme soit couramment utilisé, le terme à privilégier est biosolide. Voir « Biosolide ».
    Aux fins d’application de la norme CAN/BNQ 0413-400/2009 sur les biosolides municipaux alcalins ou séchés, voir la définition de boues qui y est présentée.

  • Boue de fosse septique

    Bien que cette expression soit couramment utilisée, l’expression à privilégier est biosolide de fosse septique.
    Voir « Biosolide de fosse septique ».

  • Boue de papetière

    Bien que cette expression soit couramment utilisée, l’expression à privilégier est biosolide papetier.
    Voir également « Biosolide industriel ».

  • Boue d’abattoir

    Bien que cette expression soit couramment utilisée, l’expression à privilégier est biosolide d’abattoir.
    Voir « Biosolide d’abattoir ».

  • Boue industrielle

    Bien que cette expression soit couramment utilisée, l’expression à privilégier est biosolide industriel.
    Voir « Biosolide industriel »

  • Boue municipale

    Bien que cette expression soit couramment utilisée, l’expression à privilégier est biosolide municipal.
    Voir « Biosolide municipal ».

C

  • Caractérisation

    Description détaillée et quantifiée de chacun des éléments constituant les matières résiduelles.

  • Carbone organique total (COT)

    Désigne la totalité du carbone des composés organiques, fixés ou volatils, contenu dans un échantillon donné. 

  • Carton ciré

    Carton qui a été enduit de produits de protection insolubles (cires, adhésifs thermofusibles aussi appelés hot-melts, paraffines, etc.) ou dans la masse duquel de tels produits ont été incorporés. 

  • Cellulose

    Principal constituant des végétaux, et en particulier des parois cellulaires, lesquelles donnent de la rigidité à la plante. C’est une matière biodégradable.

  • Centre de tri

    Entreprise effectuant le tri de matières résiduelles, notamment les matières recyclables et les résidus de construction, rénovation et démolition, en vue de leur recyclage ou leur valorisation.

  • Chaîne de valeurs

    Une chaîne de valeur est l’ensemble des activités qui déterminent la capacité d’une organisation ou d’un secteur d’activités à créer de la valeur. Pour RECYC-QUÉBEC et le secteur de la gestion des matières résiduelles, cela représente l’interdépendance entre les différents intervenants ainsi que leur contribution pour permettre l’amélioration de la performance globale du Québec. 

  • Co-collecte

    Système de collecte consistant à ramasser dans un même camion, dans des compartiments séparés et selon un calendrier établi, 2 matières résiduelles parmi les 3 voies : les matières organiques, les ordures et les matières recyclables.

  • Cocompostage à la ferme

    Compostage d'un mélange de produits de ferme et de différents types de matières organiques

  • Cogénération

    « Technique de production simultanée d’électricité et d’énergie thermique utile (ex. : vapeur, eau chaude, gaz de combustion) à partir d’un combustible (ex. : gaz naturel, copeaux de bois) » (Grand dictionnaire terminologique).

  • Coliformes

    Bactérie du groupe d'Escherichia coli présente dans les eaux continentales et littorales polluées par des matières organiques fermentescibles. Pour être déclarée potable, une eau ne doit pas renfermer plus de 5 coliformes par millilitre.

  • Collecte à 3 voies

    Collecte des matières résiduelles en 3 contenants distincts : un pour la collecte des ordures, un pour la collecte sélective des matières recyclables (papier, carton, plastique, verre, métal) et un troisième (3e voie) pour la collecte des résidus organiques triés à la source (ROTS) et des résidus verts d’origine résidentielle, industrielle, commerciale ou institutionnelle. Voir également « Résidu organique trié à la source (ROTS) », « Résidu vert », « Tri à la source en vrac » et « Tri à la source en sac ».

  • Collecte sélective

    Mode de récupération qui permet de cueillir des matières résiduelles pour en favoriser la mise en valeur. La collecte sélective procède par apport volontaire à un point de dépôt (point de vente, cloche, conteneur, déchetterie ou ressourcerie) ou de porte à porte.

  • Combustion

    Réaction d’un combustible en présence d’un carburant, produisant de l’énergie dégagée sous forme de chaleur. 

  • Compost

    Produit solide mature issu du compostage des résidus organiques. Le compost est un produit stable, riche en composés humiques, qui sert principalement d’amendement pour les sols. Il a généralement l’apparence d’un terreau riche en humus et est peu odorant.

    Aux fins d’application du Guide sur le recyclage des MRF ou de la norme CAN/BNQ 0413-200/2005 sur les composts, voir les définitions de compost qui y sont présentées. Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de compost mature qui y est présentée.

  • Compost « de ferme »

    Compost produit à la ferme avec des produits de ferme. Ce compost n’a plus l’odeur caractéristique du fumier. Son niveau de maturation et d’hygiénisation est généralement inférieur à celui des composts commerciaux tout usage (Guide recyclage MRF).

  • Compostage

    Procédé de traitement biologique qui permet la biodégradation (biooxydation) des matières organiques, sous l’action de microorganismes aérobies (vivant en présence d’oxygène). Les matières organiques sont d’abord mélangées à des agents structurants (ex. : copeaux de bois) pour en favoriser l’aération, puis placées en andains, en piles ou dans un réacteur. On obtient le compost après l’atteinte d’une phase thermophile (température entre 45 °C et 70 °C) et après une phase subséquente de maturation.

    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage ou de la norme CAN/BNQ 0413-200/2005 sur les composts, voir les définitions de compostage qui y sont présentées.

  • Compostage agricole

    Compostage réalisé sur le lieu d’une exploitation agricole pour traiter des produits de ferme et d’autres résidus autorisés.
    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de compostage agricole qui y est présentée. Le Guide recyclage MRF présente aussi des critères relatifs au compostage à la ferme.

  • Compostage domestique (individuel)

    Compostage des matières organiques résidentielles végétales (feuilles, gazon, résidus de taille, résidus de jardin et résidus de table composés exclusivement de végétaux en vrac) par le citoyen sur sa propriété pour ses propres besoins. Cette activité peut être réalisée soit en amas, soit dans un bac appelé composteur domestique.

  • Compostage industriel

    Toute activité de compostage réalisée à grande échelle (autre que le compostage domestique et agricole). Le compostage industriel inclut les activités de compostage extérieur (ex. : andains, piles) et celles effectuées avec des équipements ou des bâtiments fermés.
    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de compostage industriel qui y est présentée.

  • Conditionnement (prétraitement) des matières organiques

    Opération préalable au traitement qui consiste à établir des conditions physiques, chimiques ou biologiques propices au traitement et à la dégradation des matières organiques. Il peut notamment s’agir du broyage, du tamisage ou encore du mélange avec d’autres matières organiques avant le traitement. 

  • Consigne

    Mode de récupération utilisant la perception d'une somme d'argent à l'achat d'un produit, remboursable en totalité ou partiellement, pour en favoriser la récupération après consommation.

  • Contaminant

    Toute matière ou indésirable retrouvé dans les matières résiduelles récupérées qui constitue un rejet avant ou après le conditionnement et le recyclage de la matière et qui peut affecter la qualité du produit (excluant les contaminants chimiques ou biologiques), par exemple du plastique ou du verre dans le papier récupéré.

  • Contaminant étranger

    Matière indésirable, comme du métal, du verre ou du plastique, qui peut se trouver dans les résidus récupérés à traiter ou dans les produits tels que les composts. Le contaminant étranger est aussi appelé « corps étranger » ou « rejet ».

  • Contenant à remplissage multiple

    Appelé aussi CRM, c'est un contenant dont les caractéristiques et les propriétés font qu’il peut être réutilisé un minimum de 10 fois aux mêmes fins pour lesquelles il a été conçu à l’origine. Au point de vue légal, il n'est pas consigné et ne porte donc pas la mention « consignée Québec ». Un système privé de dépôt établi par les brasseurs permet la récupération des contenants afin de les stériliser et de les réemployer. Ces contenants sont, par exemple, les typiques bouteilles brunes de bière. 

  • Contenant à remplissage unique

    Contenant dont les caractéristiques et les propriétés font qu’il ne peut être réutilisé aux mêmes fins pour lesquelles il a été conçu à l’origine. Aussi appelé CRU, il est le seul contenant consigné selon la loi et il doit porter la mention « consignée Québec » accompagnée du montant de la consigne. Il peut être en plastique, aluminium ou en verre.

  • Corps étranger

    Matière indésirable comme du métal, du verre ou du plastique qui peut se trouver dans les résidus récupérés à traiter ou dans les produits tels que les composts. Le corps étranger est aussi appelé rejet.
    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, du Guide recyclage MRF et de la norme CAN/BNQ 0413-200/2005 sur les composts, voir les définitions de corps étranger qui y sont présentées.

  • Corps étranger tranchant

    Tout corps étranger d’une dimension supérieure à 3 mm pouvant causer des blessures aux êtres humains ainsi qu’aux animaux pendant ou après une utilisation du compost (CAN/BNQ 0413-200) ou d’une autre matière résiduelle fertilisante (MRF).
    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage et du Guide recyclage MRF, voir les définitions de corps étranger tranchant qui y sont présentées.

  • Courtier

    Entreprise prenant en charge des matières résiduelles afin de les écouler sur différents marchés.

  • CRD

    Construction, rénovation, démolition

  • CRM

    Contenant à remplissage multiple

  • CRU

    Contenant à remplissage unique

D

  • Déblais

    Débris

  • Déchet

    Résidus, matériaux, substances ou débris rejetés à la suite d'un processus de production, de fabrication, d'utilisation ou de consommation.

  • Dégradation

    Processus irréversible entraînant une modification significative de la structure d’un matériau, caractérisé par une perte de propriétés ou par fragmentation, ou les deux (BNQ 9011-911/2007 : Programme de certification – sacs en plastique compostables).

  • Dépôt de matériaux secs

    Lieu où sont déposés les résidus solides ne générant ni liquide ni gaz (les matériaux de construction, par exemple).
     

  • Dépôt sauvage

    Lieu où sont déposées, à l'encontre des règlements, diverses matières.
     

  • Digestat

    Résidu brut « digéré », liquide, semi-solide ou solide, issu de la biométhanisation de matières organiques. Il est constitué de matières organiques partiellement désodorisées et dégradées. Pour être recyclé, il peut être épandu comme amendement de sol (tel quel), ou subir un traitement subséquent (ex. : compostage, déshydratation, séchage, granulation) avant son recyclage.

  • Digesteur anaérobie

    Équipement fermé à l’intérieur duquel a lieu le processus de biométhanisation de matières organiques. Souvent appelé réacteur, le digesteur, généralement de type réservoir ou silo, est composé d’une cuve cylindrique étanche au gaz et isolée thermiquement. 

  • DMS

    Dépôt de matériaux secs

E

  • Eau usée

    Effluent liquide non traité, provenant soit des procédés industriels ou municipaux, soit des activités domestiques ou commerciales (évacuation des toilettes, des eaux ménagères des cuisines et des salles de bains). Ces liquides contiennent notamment des matières organiques dégradables, dissoutes ou en suspension et nécessitent généralement un traitement (ex. : dans une station d’épuration des eaux) avant leur rejet.

  • Encombrant

    Objets qui, en raison de leur grande taille, ne peuvent être éliminés avec les ordures ménagères (électroménagers, meubles, etc.).
     

  • Enfouissement

    Opération qui consiste à compacter les déchets par couches de 2 à 3 mètres de hauteur, puis à les recouvrir d'au moins 15 centimètres de terre.

  • Engrais

    « Substance ou mélange de substances, contenant de l’azote, du phosphore, du potassium ainsi que tout autre élément nutritif des plantes, fabriqué ou vendu à ce titre ou représenté comme tel » (Loi sur les engrais).

  • Engrais organique

    Engrais contenant au moins 15 % de matière organique sur une base humide et destiné à améliorer diverses propriétés d’un sol. Les engrais organiques peuvent notamment être des engrais de ferme (fumiers, lisiers, purins, composts de ferme), des matières résiduelles fertilisantes (MRF) d’origine industrielle ou municipale et des composts.
    Voir également « Engrais ».

É

  • Écocentre

    Lieu public aménagé pour le dépôt de matières recyclables, de résidus encombrants, de résidus domestiques dangereux (RDD), de matériaux de construction, de rénovation ou de démolition (CRD), de matières organiques (feuilles mortes, branches, etc.) et d’objets récupérables, dans le but d’en encourager le réemploi et le recyclage. (Adapté de l’Office québécois de la langue française 2005)

  • Économie circulaire

    Système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités.

  • Élément trace inorganique (ETI)

    Élément inorganique naturellement présent en faible concentration dans le sol. Des teneurs élevées dans les amendements peuvent être toxiques pour les plantes. Certains ETI sont des oligoéléments essentiels ou bénéfiques aux êtres vivants, tels que le cuivre, le fer, le manganèse, le molybdène et le zinc. D’autres comme le cadmium, le mercure et le plomb n’ont pas d’utilité connue pour les êtres vivants. 

  • Élimination

    Traitement final ou combinaison de traitements finals servant à transformer les déchets en matières inoffensives pour l'environnement.

  • Épandage agricole

    Pratique qui consiste à étendre des fertilisants, des amendements ou divers produits tels que des matières résiduelles fertilisantes (MRF) sur des terres agricoles cultivées.

  • Étude de caractérisation

    Étude qui vise à caractériser avec précision les détails d’un sujet. Ex. : Identifier les catégories, types et quantités exactes de matières résiduelles générées par une ou plusieurs sources spécifiques.

F

  • Fermentation

    Décomposition de certaines substances organiques grâce à des microorganismes (levures, bactéries ou moisissures), en absence d’oxygène. Il existe différents processus de fermentation pour le traitement des matières organiques, dont la fermentation méthanique, aussi appelée biométhanisation.

  • Filière

    Une succession d'étapes à franchir avant de parvenir à un résultat.

  • Fumier

    Déjection animale sous forme solide ou liquide (lisier, purin) à laquelle peut avoir été ajoutée de la litière (paille, bran de scie, copeaux, etc.) ou de l’eau. Voir également « Lisier ».

G

  • Gaspillage alimentaire

    Mise au rebut de denrées destinées à l’alimentation humaine qui auraient pu être consommées si elles avaient été mieux gérées.

  • Gaz à effet de serre

    Gaz présents dans l’atmosphère et qui contribuent à retenir la chaleur près de la surface terrestre. Les GES sont formés essentiellement de vapeur d’eau, de gaz carbonique (CO2), de méthane (CH4) généré notamment par l’enfouissement des matières organiques, d’oxyde nitreux (N2O) provenant entre autres de la combustion de la biomasse, et d’ozone (O3).

  • Gazéification

    La gazéification est le traitement thermique appliqué à une matière carbonée ou organique en vue d’obtenir un mélange gazeux combustible, appelé syngaz (ou gaz synthétique). Ce gaz est souvent utilisé dans des chaudières ou épuré pour être utilisé dans des turbines à chambre de combustion ou pour être transformé en produit chimique (ex. : éthanol). Ce procédé génère un résidu solide constitué de fractions minérales de matières résiduelles entrantes.

  • GES

    Gaz à effet de serre

  • GMR

    Gestion des matières résiduelles

H

  • Herbicyclage 

    Pratique qui consiste à laisser l’herbe coupée sur la pelouse au moment de la tonte, représentant une façon simple de réduire à la source les matières organiques putrescibles à gérer.

  • Humification

    Ensemble de processus biochimiques qui transforment la matière organique morte en humus.

  • Humus

    « Résidu foncé ou noir, riche en carbone, relativement stable, provenant de la décomposition des matières organiques » (Document technique sur la gestion des matières organiques municipales).

I

  • ICI

    Industries, commerces, institutions

  • Intrant

    Matières organiques qui sont acceptées sur le site de compostage et employées dans le processus de compostage, y compris les agents structurants.

  • ISÉ

    Information, sensibilisation, éducation

L

  • LES

    Lieu d'enfouissement sanitaire

  • LET

    Lieu d'enfouissement technique

  • Lieu d'élimination

    Lieu de dépôt définitif ou de traitement des déchets solides.

  • Lieu d'enfouissement sanitaire

    Lieu destiné à l'enfouissement des déchets solides.

  • Lignine

    Un des principaux composants organiques du bois, avec la cellulose. La lignine lui confère notamment une grande résistance à la décomposition. 

  • Lisier

    Déjection animale gérée sous forme liquide.
    Voir également « Fumier ».

  • Lixiviat (eau de lixiviation)

    Liquide résiduel produit par l’infiltration d’eau ou d’autres liquides à travers une masse de matières lors de leur entreposage ou à l’une ou l’autre des étapes de traitement.

M

  • Matériau sec

    Résidus broyés ou déchiquetés qui ne sont pas susceptibles de fermenter et qui ne contiennent pas de déchets dangereux (bois tronçonné, gravats et plâtras, pièces de béton et de maçonnerie, morceaux de pavage, etc.).

  • Matière organique

    Fraction de matière vivante (matière végétale, matière animale ou microorganismes) pouvant se décomposer sous l’action de microorganismes. 

  • Matière organique putrescible

    Matière organique dont le rapport entre le carbone et l’azote est inférieur à 70 (C/N < 70), ce qui lui confère un caractère rapidement biodégradable. Les résidus alimentaires (ex. : résidus de table), les résidus verts (ex. : herbes, feuilles et résidus horticoles) ainsi que la plupart des biosolides municipaux et industriels font partie de cette catégorie.

  • Matière organique résiduelle

    Expression usuelle qui combine la notion de matière organique (voir la définition dans ce glossaire) et la notion de matière résiduelle telle qu’elle est définie dans la Loi sur la qualité de l’environnement.

  • Matière recyclable

    Matière pouvant être réintroduite dans le procédé de production dont elle est issue ou dans un procédé similaire utilisant le même type de matériau.

  • Matière recyclée

    Matière ayant fait l'objet d'un recyclage et qui entre, en totalité ou en partie, dans la composition d'un produit neuf.

  • Matière résiduelle

    Tout résidu de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau ou produit ou, plus généralement, tout bien meuble abandonné ou que le possesseur destine à l’abandon.

  • Matière résiduelle fertilisante (MRF)

    Matière résiduelle dont l’emploi est destiné à entretenir ou à améliorer, séparément ou simultanément, la nutrition des végétaux, ainsi que les propriétés physiques et chimiques et l’activité biologique des sols (Guide recyclage MRF).

  • Matière sèche

    Ce que l’on obtient lorsqu’on retire l’eau d’une matière donnée. La matière sèche est souvent exprimée sous forme de ratio (%) entre le poids de la matière séchée et celui de la matière humide.

  • Matière secondaire

    Résidu récupéré, conditionné ou non, qui peut être utilisé dans un ouvrage ou un procédé de fabrication.

  • Matière végétale

    Feuilles, gazon, résidus de taille, résidus de jardin, planures, copeaux de bois, bran de scie, résidus organiques triés à la source (ROTS) composés exclusivement de végétaux en vrac.

  • Maturation du compost

    Terme employé pour caractériser la dernière phase du compostage, celle qui permet d’obtenir un produit mature (stable). Voir également « Mature ».

  • Mature

    Se dit d’un compost qui, lorsqu’il est utilisé comme amendement organique, ne présente pas d’effet phytotoxique découlant, par exemple, de l’immobilisation de l’azote ou de l’anaérobiose (CAN/BNQ 0413-200/2005).
    Note : Le terme maturité est aussi couramment utilisé en compostage pour exprimer cet état.

  • Mésophile

    Désigne un organisme dont la croissance est optimale dans une plage de température située entre 20 et 45 °C, notamment lors du traitement par compostage ou par biométhanisation.

  • Méthane

    Gaz (CH4) naturellement produit lorsque la matière organique se décompose en absence d’oxygène. Il peut aussi être généré sous conditions contrôlées (biométhanisation). Le méthane est le principal constituant du biogaz et du gaz naturel. S’il est relâché dans l’atmosphère, il contribue à l’effet de serre. 

  • Minéralisation

    Processus se déroulant dans les sols et jouant un rôle important dans la libération (transformation) des éléments nutritifs de la forme organique vers une forme minérale (ex. : ammoniac, eau, gaz carbonique, nitrates, phosphates, sulfates) assimilable par les plantes et les microorganismes du sol.

  • Mise en valeur

    Utilisation de produits issus de matières résiduelles.

O

  • OGR

    Organisme de gestion reconnu

  • Olfactométrie

    Évaluation du niveau d’odeur (sensibilité olfactive) par quantification de la concentration en odeur d’échantillons à analyser, en comparaison avec un échantillon de référence. 

P

  • Paillis organique

    Couche de paille ou d’un autre matériau organique (ex. : compost) dont on recouvre le sol pour, entre autres, conserver l’humidité, empêcher la prolifération de plantes compétitrices, accélérer le réchauffement du sol au printemps, protéger les plants du gel ou éviter que certains fruits ou légumes soient en contact avec la terre.

  • Papier absorbant

    Papier ayant la capacité d’absorber les matières liquides ou de s’en imbiber.

  • PÉT

    Polyéthylène téréphtalate (type de plastique). Exemples : les bouteilles de boisssons gazeuses et certains contenants de plastique qui ont le code # 1 dans le triangle sous le contenant.

  • PGMR

    Plan de gestion des matières résiduelles

  • Pneu hors d'usage

    Il s'agit de pneus endommagés qui ne peuvent plus être réutilisés ou rechapés, ou de pneus comportant des défauts de fabrication. Les pneus hors d'usage peuvent être recyclés en produits finis caoutchoutés (tapis de dynamitage, d'étable, asphalte caoutchouté, etc.) ou en d'autres sous-produits (noir de carbone, huiles, etc.). Ils peuvent également être dirigés vers la valorisation énergétique (cimenteries, centrales d'énergie, etc.). Il importe de faire la distinction entre un pneu hors d'usage et un pneu usé, ce dernier pouvant encore être réutilisé ou rechapé.

  • Poste de transbordement

    Lieu où on achemine des résidus dans le but de les transférer du véhicule qui en a fait la collecte à un véhicule qui doit les acheminer vers un lieu de traitement ou d'élimination.

  • Prétraitement des matières organiques

    Préparation des intrants pour le compostage. Il peut s’agir d’ouverture et enlèvement des sacs, de séparation des corps étrangers, de déchiquetage des résidus de bois et de l’analyse des matières à composter.  

  • Produits de ferme

    Au sens de l’application du Règlement relatif à l’application de la Loi sur la qualité de l’environnement (RRALQE), résidus provenant d’activités agricoles, comme les fumiers et les résidus végétaux. On assimile également aux produits de ferme les matières utilisées traditionnellement sur les fermes d’élevage. Il doit s’agir de produits dérivés de plantes n’ayant pas fait l’objet d’un traitement chimique, par exemple la sciure et les écorces de scieries ou la tourbe de mousse. Les matières comme les biosolides papetiers ne sont pas considérées comme des produits de ferme. Par contre, les animaux de ferme qui y sont morts sont considérés comme des produits de ferme (MDDELCC, 2012).

  • Psychrophile

    Désigne un organisme dont la croissance est optimale dans une plage de température située entre 5 et 25 °C, notamment lors du traitement par compostage ou par biométhanisation.

  • Putrescible

    Qui peut pourrir et se décomposer.

R

  • Rapport carbone/azote (C/N)

    Rapport entre le carbone organique et l’azote total d’une matière organique, généralement indicateur de sa biodégradabilité (aptitude à se décomposer) et de la vitesse de libération de l’azote qu’elle contient. Le carbone organique équivaut environ à 50 % de la matière organique fraîche.

  • Récépissé

    Document par lequel on reconnaît avoir reçu quelque chose.

  • Récupérateur / conditionneur

    Entreprise effectuant la collecte, l’entreposage ou le conditionnement (déchiquetage, mise en ballots, broyage, etc.) de matières résiduelles, en vue de leur recyclage ou leur valorisation.

  • Récupération / conditionnement

    Méthode de traitement des matières résiduelles qui consiste à récupérer ou conditionner (déchiquetage, mise en ballots, broyage, etc.) des matières mises au rebut en vue de leur recyclage ou de leur valorisation.

  • Recyclage

    Utilisation, dans un procédé manufacturier, d’une matière récupérée en remplacement d’une matière vierge. Le compostage et la biométhanisation sont aussi considérés comme des procédés de recyclage.

  • Recyclage de matières organiques résiduelles

    Procédé qui consiste en un épandage direct au sol ou en un traitement biologique par compostage ou par biométhanisation en vue d’amender des sols. Les matières peuvent être recyclées par épandage, notamment sur des sols agricoles, lors de travaux d’horticulture, de sylviculture ou de restauration de couverture végétale.

  • Recycleur

    Le recycleur utilise des matières secondaires, c'est-à-dire récupérées, en provenance du producteur, du récupérateur ou encore du centre de récupération et de tri, et les transforme en matières utilisables pour la fabrication de produits semi-finis ou finis. Les procédés de recyclage varient selon le type de matière.

  • Réduction à la source

    Action permettant de prévenir ou de réduire la génération de résidus lors de la conception, de la fabrication, de la distribution et de l'utilisation d'un produit.

  • Réemploi

    Le réemploi (ou réutilisation) est l’utilisation répétée d’un produit ou d’un emballage, sans modification de son apparence ou de ses propriétés. Sont considérés comme du réemploi la vente et le don d’articles usagés, même si ces articles  ont été nettoyés ou réparés (ex. : revente ou don de vêtements, d’ordinateurs, de meubles, d’électroménagers ou de matériaux de construction).

  • Rejet

    Déchets issus du tri, du conditionnement ou de la mise en valeur des matières résiduelles.

  • REP

    Responsabilité élargie des producteurs

  • Résidu agricole

    Matière résiduelle, notamment d’origine organique, provenant d’activités agricoles.
    Note : Aux fins d’application du Guide recyclage MRF, consulter également la définition de produits de ferme qui y est présentée.

  • Résidu agroalimentaire

    Matière organique résiduelle végétale ou animale générée par les usines de transformation alimentaire, issue de la préparation, de la transformation et de la distribution d’aliments et de boissons. Les résidus agroalimentaires peuvent contenir des produits et des sous-produits alimentaires en surplus ou périmés, des pertes ou des rejets de taille, etc. Ils peuvent aussi contenir des fibres et des corps étrangers, et être solides, semi-solides ou liquides.

  • Résidu alimentaire

    Matière organique résiduelle végétale ou animale issue de la préparation et de la consommation d’aliments (pelures, restes de table, cœurs de pommes, etc.), générée par les citoyens à la maison ou au travail ou dans les secteurs institutionnel et commercial (restaurants, hôtels, établissements d’enseignement, de santé, etc.).

  • Résidu marin

    Rejet solide ou liquide provenant des piscicultures et des usines de transformation de produits marins. Les résidus marins comprennent les eaux de lavage, les boues de traitement, les restes de poissons, les carapaces, les coquilles, etc.

  • Résidu vert

    Matière végétale produite dans le cadre de travaux de jardinage, d’horticulture, d’aménagement paysager ou de dégagement de terrains. Les résidus verts comprennent notamment les feuilles mortes, le gazon et les autres herbes coupées, les retailles d’arbres, d’arbustes et les résidus horticoles divers issus du secteur résidentiel, municipal, institutionnel ou commercial. Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage et du Règlement sur les garanties financières exigibles pour l’exploitation d’une installation de valorisation de matières organiques résiduelles, voir les définitions de résidus verts qui y sont présentées.

  • Résidus organiques triés à la source (ROTS)

    Matière organique végétale ou animale provenant principalement de la préparation, de la consommation et de la distribution d’aliments et de boissons, dont le tri est fait sur le lieu où est produite cette matière résiduelle (secteurs municipal et ICI [industriel, commercial et institutionnel]) (Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage).
    Voir également « Tri à la source en vrac » et « Tri à la source en sac ».

  • Responsabilité élargie des producteurs

    Principe et démarche qui étend les obligations des producteurs à l'égard des produits qu'ils fabriquent ou mettent en marché jusqu'à la fin du cycle de vie de ces derniers. Ainsi, le producteur a la responsabilité d'assurer la récupération et la valorisation de ses produits en fin de vie grâce à un système de récupération qu'il met lui-même en place ou grâce à une association qui le fait pour ses membres.

  • Réutilisation

    Réemploi d'un objet ou d'une matière.

S

  • Sac (ou produit) compostable

    Sac ou produit (ex. : emballage) qui se biodégrade sous l’action des microorganismes et qui est certifié selon les normes reconnues sur les produits compostables, dont la norme canadienne CAN/BNQ 0017-088. La certification permet d’assurer que le sac ou le produit est conforme aux exigences de la norme, telles que la teneur en éléments traces (ex. : métaux) et le taux de biodégradation lors du procédé de compostage.

  • Secteur primaire

    Un des 3 secteurs économiques, qui regroupe les activités liées à l’exploitation de ressources naturelles ou de matières premières non transformées : agriculture, sylviculture, pêche et activités minières.

  • Secteur secondaire

    Le secteur secondaire rassemble les activités liées à la transformation des matières premières, qui sont issues du secteur primaire, comprenant entre autres l’industrie du bois, du métal, de l’électronique et le raffinage du pétrole. 

  • Secteur tertiaire

    Le secteur tertiaire regroupe toutes les activités économiques qui ne font pas partie du secteur primaire et secondaire, principalement des services, comme le conseil, l'enseignement, la grande distribution, l’immobilier et le tourisme. 

  • Siccité

    Teneur en matière sèche d’une matière, exprimée en pourcentage, sur base humide.

  • Site dégradé

    Lieu dont la surface est caractérisée par une incapacité importante à supporter la végétation, à la suite d’activités humaines ou de phénomènes naturels. Cette infertilité est généralement causée par des carences majeures en matière organique, en éléments nutritifs et en microorganismes. La dégradation résulte généralement des activités humaines telles que l’exploitation de mines ou de sablières, l’urbanisation et l’établissement de sites d’enfouissement.
    Note : Aux fins d’application du Guide sur l’utilisation de matières résiduelles fertilisantes (MRF) pour la restauration de la couverture végétale de lieux dégradés, voir également l’expression lieux dégradés qui y est définie.

  • Stable

    Voir « Mature ».

T

  • Terreau

    « Sol synthétique fabriqué par l’homme, à partir de divers matériaux, qui sert de milieu de croissance pour les plantes. Il a généralement l’apparence de la terre naturelle et il est peu odorant. Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) le définit de la façon suivante : « Mélange de terre pouvant contenir ou non des matières naturelles ou synthétiques, utilisé comme support et milieu de croissance pour les plantes ». » (Guide recyclage MRF).
    Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de terreau qui y est présentée.

  • Thermophile

    Désigne un organisme dont la croissance est optimale dans une plage de température située entre 45 et 75 °C, notamment lors du traitement par compostage ou par biométhanisation. En compostage, ce terme décrit aussi la phase où la chaleur résultant de l’activité des microorganismes est à son maximum.

  • Tourbe

    Matière organique provenant de l’exploitation des tourbières et résultant de la décomposition lente et partielle de débris, principalement végétaux, dans un milieu très humide ou saturé en eau.

  • Traitement biologique

    Procédé utilisant les microorganismes dans des conditions contrôlées, afin de biodégrader la matière organique. Parmi les procédés, on compte le bioséchage, le compostage et la biométhanisation.

  • Traitement thermique

    Procédé de traitement des matières par la chaleur (incinération, gazéification, pyrolyse, traitement par plasma, etc.) et dont la résultante comporte des gaz, des huiles, des cendres ou des sous-produits. Les conditions contrôlées de température et d’oxygénation, de même que les proportions des sous-produits obtenus, varient selon les technologies.

  • Tri à la source en sac

    Séparation des résidus organiques par les générateurs, à l’endroit où ils sont produits, puis utilisation de sacs (compostables ou non) pour la collecte. Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de tri à la source en sac qui y est présentée.

  • Tri à la source en vrac

    Séparation des résidus organiques par les générateurs, à l’endroit où ils sont produits, puis dépôt dans un bac prévu à cette fin (sans sac) ou dans des sacs en papier qui ne contiennent aucune pellicule plastique ou qui contiennent seulement une pellicule cellulosique compostable. Aux fins d’application des Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage, voir la définition de tri à la source en vrac qui y est présentée.

  • Tricompostage

    Mode de traitement adapté aux ordures ménagères qui associe un tri mécanisé, permettant de séparer les fractions organiques et inorganiques des déchets à un traitement de la fraction organique par compostage.

U

  • Unité odeur

    Unité de mesure du niveau d’odeur généralement exprimée en concentration d’odeur (u.o./m3) sur une échelle définie qui varie selon l’approche privilégiée. Par exemple, 1 u.o./m3 est le seuil de détection, soit la concentration d’odeur à laquelle 50 % de la population (généralement représentée par un jury sélectionné) perçoit l’odeur.

V

  • Valorisation

    Terme générique qui englobe l’ensemble des techniques qui permettent le réemploi, la récupération ou le recyclage de matières résiduelles, dans le but de les détourner de l’élimination. 

  • Valorisation énergétique

    Utilisation de matières récupérées dans un procédé de production d'énergie par combustion.

  • Vermicompostage

    Procédé de biodégradation de la matière organique utilisant des vers de terre (lombrics ou vers rouges) et visant principalement la production de vermicompost. Ce procédé permet de réduire les matières résiduelles et de recycler de petites quantités de matières organiques dans des conditions précises. Également appelé lombricompostage.

  • Volume unitaire

    Dans le cas des contenants de bière et de boissons gazeuses, quantité de liquide contenue dans un contenant unique.