Les Québécoises et Québécois parmi les plus engagés au pays pour réduire le gaspillage alimentaire

16 septembre 2026

Montréal, le 16 septembre 2026 — Une nouvelle étude pancanadienne menée par J’aime manger, pas gaspiller auprès de plus de 8 000 répondants, dont 1 123 au Québec, révèle que les Québécoises et Québécois comptent parmi les plus mobilisés au pays pour réduire le gaspillage alimentaire. RECYC-QUÉBEC a soutenu la diffusion de l’initiative au Québec dans le cadre de son partenariat avec la campagne J’aime manger, pas gaspiller.

Plus sensibles aux impacts environnementaux du gaspillage alimentaire, davantage motivés à agir et plus enclins à adopter certaines bonnes pratiques à la maison, les répondantes et répondants du Québec se démarquent sur plusieurs indicateurs clés. Les résultats québécois témoignent d’un fort sentiment de responsabilité : 98,7 % disent essayer de gaspiller le moins de nourriture possible, 98,8 % estiment que tout le monde a la responsabilité de réduire le gaspillage alimentaire et 94,1 % se disent préoccupés par ses répercussions environnementales. Cette mobilisation confirme la pertinence des efforts de sensibilisation menés par RECYC-QUÉBEC pour encourager des gestes concrets à la maison.

« Ces résultats démontrent que la lutte contre le gaspillage alimentaire fait désormais partie des valeurs des Québécoises et des Québécois. Dans un contexte où le coût du panier d’épicerie pèse lourdement sur les ménages, réduire le gaspillage alimentaire est à la fois un geste économique, environnemental, social et profondément concret. Bien que les progrès soient réels, le potentiel d’action demeure important. Nous devons continuer à nous questionner collectivement, à explorer de nouvelles approches et à mettre en lumière des solutions concrètes pour aller encore plus loin », a déclaré Emmanuelle Géhin, présidente-directrice générale de RECYC-QUÉBEC.

Autre constat encourageant : le message « réduire avant de composter », au cœur de la hiérarchie des 3RV promue par RECYC-QUÉBEC, progresse au Québec. Les répondantes et répondants sont moins nombreux à juger acceptable de gaspiller des aliments sous prétexte qu’ils seront compostés. Alors que le bac brun est bien implanté, le prochain gain environnemental se trouve surtout dans la réduction à la source.

Mieux comprendre les dates « meilleur avant » pour moins gaspiller

Malgré ces résultats positifs, une confusion persiste autour des dates « meilleur avant ». Seulement 26,3 % des répondantes et répondants du Québec savent qu’elles ne sont pas des indicateurs de salubrité. RECYC-QUÉBEC rappelle qu’en l’absence d’odeur inhabituelle, de moisissure ou de texture anormale, plusieurs aliments peuvent encore être consommés après cette date. Mieux comprendre cette distinction permet d’éviter de jeter inutilement des aliments encore bons.

« La date « meilleur avant » ne signifie pas automatiquement qu’un aliment doit être jeté. Dans bien des cas, les sens demeurent de bons alliés pour évaluer si un produit est encore consommable. Mieux comprendre cette distinction peut aider les ménages à réduire le gaspillage et à économiser », a ajouté Emmanuelle Géhin.

Des gestes simples pour agir à la maison

RECYC-QUÉBEC invite les ménages à poser des gestes simples : vérifier le contenu du réfrigérateur avant de faire l’épicerie, planifier les repas, cuisiner les surplus, congeler les restes et mieux organiser les aliments. Ces habitudes sont déjà bien présentes au Québec : 80,9 % des répondantes et répondants vérifient ce qu’ils ont à la maison avant de faire l’épicerie et 79,2 % dressent une liste d’achats.

À savoir

  • La facture alimentaire grimpe : une famille de quatre pourrait dépenser jusqu’à 17 572 $ en 2026, soit environ 1 000 $ de plus qu’en 2025.
  • 84,5 % des répondants québécois affirment avoir modifié leurs habitudes d’épicerie pour économiser en raison de la hausse du coût des aliments.
  • Au Canada, le gaspillage alimentaire évitable représente environ 58 milliards de dollars par année.
  • Les ménages canadiens gaspillent environ 1 300 $ de nourriture chaque année.
  • 23 % du gaspillage alimentaire évitable au Canada serait associé à la confusion entourant les dates « meilleur avant ».
  • Au Québec, 65,5 % des répondants disent que les fruits et légumes sont les aliments que leur ménage gaspille le plus souvent.
  • Seulement 26,3 % des répondants québécois savent que les dates « meilleur avant » ne sont pas des indicateurs de salubrité alimentaire.

Pour en savoir plus, consultez les résultats du sondage pour le Québec (PDF, 1.4 Mo) et l’étude nationale sur l’alimentation 2026 (PDF, 13.6 Mo).

À propos de RECYC-QUÉBEC — www.recyc-quebec.gouv.qc.ca

RECYC-QUÉBEC est une société d’État créée en 1990 avec le souci de faire du Québec un modèle de gestion novatrice et durable des matières résiduelles pour une société sans gaspillage. Depuis 35 ans, elle promeut, développe et favorise la réduction, le réemploi, la récupération et le recyclage de contenants, d’emballages, de matières ou de produits ainsi que leur valorisation dans une perspective d’économie circulaire et de lutte aux changements climatiques.

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